Combien coûte un site de cabinet d’avocats en 2026 ?
Un site sur mesure de cabinet d’avocats coûte 2 000 à 8 000 € à la création selon un prestataire spécialisé source : Première Page, 2026, plus 30 à 150 € par mois d’hébergement et de maintenance source : Evico, 2025. Ces fourchettes viennent de vendeurs de sites, pas d’une étude indépendante.
Les offres d’entrée de gamme descendent plus bas : 989 € pour la formule de départ d’une agence spécialisée source : creationdesite-avocat.com, 2025-2026, 1 000 à 1 500 € pour une page unique chez un autre source : Hendy, 2026. L’écart d’un à huit s’explique par le nombre de pages, les textes rédigés pour vous, le blog et le référencement.
Le prix ne dit rien de la conformité. Un site à 989 € et un site à 8 000 € doivent respecter les mêmes règles de la profession, et c’est vous, l’avocat, qui en répondez devant votre Ordre. Avant de demander des devis, faites trois choses :
- Appelez votre Ordre pour savoir ce qu’il contrôle sur un site.
- Choisissez l’adresse de votre site. Le nom de domaine désigne cette adresse, celle que l’on tape dans le navigateur, par exemple
votre-cabinet.fr. Il est encadré par des règles précises (section 4). - Demandez à chaque prestataire un devis qui détaille ce qui est inclus après la mise en ligne : hébergement, sauvegardes, modifications de texte.
Que comprennent les fourchettes de prix d’un site d’avocat ?
Les fourchettes publiées par les prestataires se distinguent surtout par le périmètre : une page, un mini‑site, un site avec une page par domaine d’activité, ou un site avec espace client sécurisé. Voici ce que cinq prestataires annoncent, avec la source de chaque chiffre.
| Prestataire | Ce qui est vendu | Prix annoncé |
|---|---|---|
| Agence spécialisée source : creationdesite-avocat.com, 2025-2026 | Trois formules | 989 €, 2 489 € et 4 489 € hors taxes |
| Hendy source : Hendy, 2026 | Page unique, mini‑site, site avec blog, site avec espace client sécurisé | 1 000 à 1 500 €, 1 500 à 3 000 €, 3 000 à 5 000 €, dès 5 000 € |
| Freelance source : Geoffrey Leduc, 2025-2026 | Site vitrine livré en 2 semaines | 2 000 € hors taxes, modifications ultérieures à 50 € hors taxes de l’heure |
| Première Page source : Première Page, 2026 | Essentiel (4 à 6 pages), standard (une page par domaine, blog, contact), premium (identité forte, contenus rédigés, référencement) | 2 000 à 3 000 €, 3 000 à 5 000 €, 5 000 à 8 000 € et plus |
| Evico source : Evico, 2025 | Cabinet débutant, cabinet établi, grand cabinet | 1 500 à 2 500 €, 2 500 à 5 000 €, 5 000 à 15 000 € hors taxes |
Toutes ces pages ne portent pas une date précise : l’année indiquée est la plus probable. Demandez le tarif en vigueur au prestataire avant de comparer.
Trois enseignements pratiques. D’abord, un site d’une page suffit à afficher les informations obligatoires, mais pas à présenter plusieurs domaines d’activité. Ensuite, le poste « textes rédigés » pèse lourd : si vous rédigez vous‑même, vous gagnez sur le budget et vous contrôlez ce qui est écrit sous votre nom. Enfin, un site à plusieurs associés peut se partager : Evico cite un site à 5 000 € réparti entre trois associés, soit environ 1 667 € chacun source : Evico, 2025.
Côté frais récurrents, un freelance affiche environ 8 € par an pour un nom de domaine source : Geoffrey Leduc, 2025-2026. Première Page rappelle qu’un budget d’hébergement, de maintenance et de référencement s’ajoute toujours à la création. Pour comprendre pourquoi ce poste compte autant que le devis initial, lisez le vrai coût d’un site sur trois ans.
Que dit l’article 10 du Règlement intérieur national sur le site d’un avocat ?
Le RIN est le règlement intérieur national de la profession d’avocat, et son article 10 encadre toute communication de l’avocat, site internet compris, dans une version réécrite par la décision n° 2019-005 du Conseil national des barreaux (adoptée le 3 avril 2020, publiée au Journal officiel le 13 juin 2020) source : CNB, 2020.
Le vade‑mecum de la communication des avocats, édité par le CNB (3e édition, octobre 2023), confirme que l’article 10 s’applique à toute communication de l’avocat et consacre des rubriques distinctes aux mentions obligatoires, aux mentions interdites et au nom de domaine source : CNB, vade‑mecum 2023. Ce texte a changé plusieurs fois : la version d’origine date de 2007 source : Légifrance, 2007, puis des réformes ont eu lieu en 2014 et en 2020, et la numérotation interne a bougé. Vérifiez donc toujours les numéros d’alinéa sur la version consolidée publiée par le CNB avant de les reprendre dans un cahier des charges. Cet article ne remplace ni ce texte ni l’avis de votre Ordre.
Quelles mentions un site d’avocat doit‑il afficher (article 10.2) ?
Selon l’article 10.2, la publicité personnelle et l’information professionnelle doivent faire état de la qualité d’avocat et permettre de l’identifier, de le localiser, de le joindre, de connaître son barreau et sa structure d’exercice source : Article 66-5, 2024. Le vade‑mecum du CNB indique que les mentions obligatoires sont celles de cet article. Concrètement, la page d’accueil ou le pied de page doit donc contenir :
- la mention de la qualité d’avocat ;
- le nom de l’avocat ou la dénomination du cabinet ;
- l’adresse du cabinet, de quoi le joindre (téléphone, e‑mail) ;
- le barreau d’appartenance ;
- la structure d’exercice (exercice individuel, société, collaboration).
La publicité doit‑elle être « sincère » (article 10.3) ?
L’article 10.3 autorise la publicité et la sollicitation personnalisée si elles procurent une information sincère sur la nature des prestations et respectent les principes essentiels de la profession source : Article 66-5, 2024. La sollicitation personnalisée désigne un message adressé à une personne précise pour lui proposer ses services. Selon le code de déontologie du Barreau de Paris, elle prend la forme d’un message exclusif de toute démarche physique et doit préciser comment le coût de la prestation est déterminé source : Barreau de Paris, article 10.
Deux points de ce même commentaire concernent directement un site. Les liens hypertextes ne sont pas interdits en soi, à condition que le contenu vers lequel ils mènent ne soit pas contraire aux principes essentiels. Un site de mise en relation n’est admis que si la somme versée correspond à une contribution forfaitaire aux frais de fonctionnement du site. Pour le renvoi vers les réseaux sociaux, les commentaires sont réservés : demandez à votre barreau avant d’afficher des boutons Instagram ou LinkedIn.
Faut‑il informer l’Ordre de l’ouverture ou de la refonte du site ?
Oui, selon la fiche pratique du Barreau de Paris : l’avocat qui ouvre ou modifie substantiellement un site doit en informer le conseil de l’Ordre sans délai et lui communiquer les noms de domaine source : Barreau de Paris, fiche numérique. Cette obligation existait déjà dans la version de 2007, alors numérotée 10.11. Le contrôle porte sur la présence des mentions obligatoires (mentions légales, protection des données, règlement des litiges) et sur l’absence de mentions prohibées. La fiche renvoie à un numéro d’article à vérifier sur la version consolidée.
La même obligation vaut pour la communication sur vos spécialisations, qualifications spécifiques ou domaines d’activité dominants : leurs termes sont à transmettre sans délai à l’Ordre, quel que soit le support source : RIN article 10, extrait 2024. Une refonte qui change vos pages de domaines d’activité entre donc dans ce cadre.
Quel nom de domaine un avocat peut‑il utiliser pour son site ?
Le nom de domaine d’un avocat doit comporter le nom de l’avocat ou la dénomination du cabinet, en totalité ou en abrégé, éventuellement précédé ou suivi du mot « avocat ». Les termes génériques évoquant le titre d’avocat, un domaine du droit ou une activité d’avocat sont interdits source : Barreau de Paris, fiche numérique.
Le vade‑mecum du CNB s’appuie sur des avis déontologiques, dont l’avis n° 2015-008 du 27 mars 2015, et applique la même règle à un avocat en structure : le nom de l’avocat ou la dénomination de la structure. Voici des exemples fictifs pour fixer les idées :
| Adresse imaginée | Conforme à la règle décrite ? |
|---|---|
martin-avocat.fr | Oui : nom de l’avocat suivi de « avocat » |
cabinet-martin-associes.fr | Oui : dénomination de la structure |
avocat-divorce-lyon.fr | Non : évoque un domaine du droit |
meilleur-avocat.fr | Non : évoque de façon générique le titre d’avocat |
Selon Lexbase, le Conseil d’État a validé les règles sur le nom de domaine, dans un commentaire portant sur la version issue de la décision du CNB du 13 novembre 2014 source : Lexbase. Ce commentaire précise aussi que la règle n’empêche pas les avocats ressortissants de l’UE d’utiliser leur titre d’origine dans le nom de domaine. Pour la décision elle‑même, retrouvez sa date et son numéro sur Légifrance.
Deux conséquences pour votre projet. Choisissez le nom de domaine avant le design, car il conditionne l’identité du site. Ensuite, faites enregistrer ce nom à votre nom ou à celui du cabinet, jamais au nom de l’agence : si la relation se termine mal, vous devez pouvoir garder votre adresse. Nous détaillons ce point dans à qui appartient votre site, et la marche à suivre quand le domaine est resté chez un prestataire se trouve dans récupérer le contrôle de son nom de domaine.
Quelles mentions légales et quelle information sur les données personnelles afficher sur un site d’avocat ?
Les mentions légales sont les informations d’identification que la loi impose à l’éditeur d’un site : qui est responsable du contenu, qui l’héberge, comment le joindre. Sur un site d’avocat, elles s’ajoutent aux mentions ordinales de l’article 10.2 vues plus
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