Création de la boutique en ligne de KARAH, marque de mode entre Bali et Paris : dix-huit pièces organisées en collections éditoriales et en collaborations, adossées à une boutique du Marais.
KARAH habille, selon sa propre formule, ceux qui vivent entre deux mondes : inspirée de Bali, fabriquée au Portugal, dessinée à Paris. Les pièces portent des noms de lieux indonésiens — Ubud, Sanur, Legian, Bandar — et la marque tient une boutique rue des Rosiers, dans le Marais.
Une jeune marque de mode n'a pas les problèmes d'un grand e-commerce, elle en a d'autres :
Avec dix-huit références, une navigation par rayon donne des pages à deux produits, et ça fait pauvre. Organiser la boutique autour du drop en cours et de la collaboration, c'est ce qui donne l'impression d'une marque vivante plutôt que d'un stock.
La tentation, avec dix-huit pièces, est de remplir : ajouter des rayons, gonfler les fiches, faire nombre. Ce site fait l'inverse — il met en avant ce qui vient de sortir et raconte d'où ça vient. Sur une marque jeune, la rareté est un argument à condition de l'assumer plutôt que de la masquer.
Document de la page d'accueil servi et complet
Mesuré sur le site live, médiane de 5 passesCatalogue publié, de 60 à 220 euros, réparti en treize typologies
Relevé sur le catalogue en ligneRetours gratuits, annoncés dès la description du site
Engagement publié par le client sur son sitePar collections éditoriales plutôt que par rayons. Dix-huit pièces réparties en treize typologies donnent des catégories à une ou deux références, ce qui fait paraître la marque plus petite qu'elle n'est. Mettre en avant le drop en cours et la collaboration du moment donne des pages pleines et met en valeur ce qui vient de sortir. Les rayons restent disponibles pour qui cherche une pièce précise.
Sur une marque jeune, oui : c'est souvent le seul élément qu'un concurrent ne peut pas copier. Une fiche produit décrit une matière et une coupe ; elle ne peut pas porter le récit d'une marque construite entre deux pays. Cette page fait le travail que la photographie seule ne fait pas, et elle donne une raison de payer plus qu'un basique équivalent.
Il en a d'autant plus qu'elle vend par vagues. Une marque qui sort deux ou trois collections par an ne peut pas compter sur le référencement pour être là au bon moment : il lui faut une liste à prévenir le jour du lancement. C'est le seul canal qu'elle possède réellement, à la différence des réseaux sociaux.
C'est là qu'elle compte le plus. Une boutique de mode se consulte majoritairement au téléphone, souvent en mobilité, et chaque seconde d'attente coûte des visiteurs avant même la première photographie. Ici le document de la page d'accueil est servi et complet en 0,25 seconde, mesuré sur le site en ligne — ce qui suppose des visuels redimensionnés en amont plutôt qu'envoyés en pleine résolution.
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