Ce que tu vas savoir faire

Ce guide s’adresse à toute personne qui a un hébergement o2switch (ou juste un domaine acheté chez eux) et qui doit modifier sa zone DNS : pointer le site vers un autre hébergeur, ajouter un enregistrement SPF pour que les emails partent en spam, créer un sous-domaine, ou vérifier un domaine pour Google Search Console. o2switch utilise cPanel, ce qui rend l’interface différente d’IONOS ou de Hostinger — voici exactement où cliquer, sans jargon inutile.

Prérequis :

Étape 1 : Accéder à la zone DNS dans cPanel

Connecte-toi à ton espace client o2switch, puis clique sur cPanel (ou directement sur l’URL https://tondomaine.com:2083 si tu as les identifiants directs).

Dans cPanel, va dans la section Domaines, puis clique sur l’icône Zone Editor (parfois traduit “Éditeur de zone DNS”). Si tu gères plusieurs domaines sur le même compte, une liste apparaît : clique sur Gérer en face du domaine concerné.

Tu arrives sur un tableau qui liste tous les enregistrements existants : A, CNAME, MX, TXT, et parfois AAAA ou NS. C’est ici que tout se passe.

Si tu ne vois pas de Zone Editor ou si le domaine n’apparaît pas, c’est probablement que ton domaine n’utilise pas les serveurs de noms d’o2switch (il pointe vers un registrar externe, ou tu as un domaine tiers ajouté en “domaine additionnel” sans DNS géré ici). Dans ce cas, la gestion se fait chez le registrar, pas dans cPanel.

Étape 2 : Créer ou modifier un enregistrement A / AAAA

L’enregistrement A fait pointer ton nom de domaine (ou un sous-domaine) vers une adresse IP. C’est l’enregistrement le plus courant quand tu veux :

Dans le Zone Editor, clique sur + A Record. Renseigne :

Si ton hébergeur cible fonctionne en IPv6, ajoute aussi un AAAA avec la même logique. Si tu pointes vers Vercel ou Netlify, l’IP à utiliser est fournie dans leur tableau de bord au moment d’ajouter le domaine personnalisé — reporte-toi à leur documentation exacte, elle change parfois. Le sujet est traité plus en détail dans Netlify ou Vercel en 2026 : lequel choisir et dans domaine perso sur Vercel/Netlify : DNS, SSL et pièges.

Étape 3 : Configurer le CNAME pour le www

Le CNAME fait pointer un sous-domaine vers un autre nom de domaine (pas une IP). Le cas le plus fréquent : faire pointer www.tondomaine.com vers tondomaine.com.

Clique sur + CNAME Record :

Attention : un domaine ne peut pas avoir à la fois un enregistrement A et un CNAME sur le même nom (@ ne peut jamais avoir de CNAME, seulement A/AAAA). C’est une règle DNS universelle, pas une limite o2switch.

Étape 4 : Configurer les enregistrements MX (emails)

Si tes emails sont gérés directement chez o2switch, les MX sont déjà en place et tu n’as rien à toucher. Mais si tu utilises Google Workspace, Zoho Mail ou un autre fournisseur, il faut remplacer les MX existants.

Dans le Zone Editor, repère les lignes MX existantes (souvent mail.tondomaine.com), supprime-les, puis clique sur + MX Record pour chaque serveur fourni par ton prestataire email, avec sa priorité (ex : 1 pour le principal, 5 ou 10 pour les secondaires).

Une erreur classique : supprimer les MX o2switch sans en ajouter de nouveaux immédiatement. Résultat : plus aucun email n’arrive pendant la coupure. Prépare tes nouvelles valeurs à l’avance et fais le changement en une seule session.

Étape 5 : Ajouter des TXT pour SPF, DKIM et vérifications

Les enregistrements TXT servent à tout ce qui n’est pas du routage : authentification email (SPF, DKIM, DMARC) ou preuve de propriété du domaine pour Google Search Console, Microsoft 365, etc.

Clique sur + TXT Record :

Un piège fréquent chez o2switch : si un SPF existe déjà (souvent v=spf1 include:o2switch.net ~all créé par défaut), il ne faut jamais en ajouter un second — deux enregistrements SPF distincts cassent la vérification. Fusionne les include: dans une seule ligne. Le sujet de la délivrabilité email est détaillé dans email pro qui finit en spam : régler SPF, DKIM et DMARC.

Étape 6 : Vérifier le TTL et suivre la propagation

Une fois les modifications enregistrées, la propagation peut prendre de quelques minutes à 48 heures selon le TTL précédent et les résolveurs DNS des visiteurs. Pour vérifier concrètement :

Si après 48 heures le pointage ne se met toujours pas à jour, le problème vient souvent d’ailleurs (serveurs de noms non alignés sur o2switch, cache navigateur, ou registrar qui n’a pas transmis la délégation). La démarche de diagnostic complète est décrite dans DNS qui ne propage pas : diagnostic et résolution.

Récapitulatif des enregistrements

TypeUsage principalPiège à éviter
A / AAAAPointer le domaine vers une IP serveurNe pas coexister avec un CNAME sur le même nom
CNAMEAlias vers un autre nom de domaine (www)Oublier le point final, ou l’utiliser sur @
MXRoutage des emailsSupprimer les anciens avant d’ajouter les nouveaux
TXTSPF, DKIM, DMARC, vérificationsCréer un second SPF au lieu de fusionner

Pièges courants spécifiques à o2switch

Peut-on gérer les DNS o2switch sans passer par cPanel ?

Non, sauf si le domaine utilise des serveurs de noms externes. Tant que les NS pointent vers o2switch, le Zone Editor de cPanel est le seul endroit officiel pour modifier A, CNAME, MX et TXT.

Combien de temps pour que mes emails fonctionnent après un changement de MX ?

Généralement entre 1 et 24 heures, parfois plus selon les résolveurs. Prévois une fenêtre de maintenance email et évite de basculer un vendredi soir.

Puis-je migrer mon hébergement tout en gardant mon domaine chez o2switch ?

Oui, c’est même une pratique courante : tu ne modifies que les A/AAAA (et éventuellement les CNAME) sans toucher aux serveurs de noms. Le détail de cette approche est couvert dans changer d’hébergeur sans perdre son référencement.

Que faire si le Zone Editor affiche une erreur en sauvegardant ?

Vérifie d’abord la syntaxe (point final sur les CNAME, guillemets sur les TXT longs). Si l’erreur persiste, contacte le support o2switch : certaines limites de zone (nombre d’enregistrements) existent sur les formules d’entrée de gamme.

Une zone DNS bien tenue, c’est cinq minutes de vigilance à chaque modification et zéro surprise le lendemain. Sur d’autres hébergeurs, la logique reste proche mais l’interface diffère nettement — voir les équivalents pour IONOS et Hostinger si tu gères plusieurs domaines sur plusieurs plateformes.

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