Le RGPD a 8 ans en 2026, et pourtant la majorité des sites professionnels français reste partiellement non conforme. La CNIL a clairement durci le ton depuis 2022 : amendes qui se chiffrent en dizaines de milliers d’euros pour des PME, contrôles ciblés sur les cookies, et notification désormais quasi systématique aux utilisateurs en cas de plainte. Voici ce qu’il faut vérifier sur ton site, sans jargon.

L’essentiel en 5 obligations

ObligationVisible oùPénalité encourue
Mentions légales accessiblesFooterJusqu’à 75 000 € (loi française)
Politique de confidentialité claireFooter + au moment des formulairesRGPD : jusqu’à 4% du CA
Bandeau cookies conformeÀ l’arrivée sur le siteCNIL : 20 000 à 300 000 € constaté
Consentement explicite (opt-in)Formulaires, newslettersRGPD : jusqu’à 20 M€ ou 4% du CA
Sécurité technique (HTTPS, sauvegardes)Invisible mais auditableSanction si fuite de données

1. Les mentions légales

Obligatoires depuis la LCEN (2004), ce sont les informations qui permettent d’identifier qui édite le site :

Une page /mentions-legales accessible depuis le footer suffit. C’est non négociable : l’absence de mentions légales est l’une des infractions les plus simples à constater par la CNIL ou un concurrent.

2. La politique de confidentialité

À distinguer des mentions légales. Elle explique :

Ne copie pas une politique de confidentialité trouvée sur internet — elle ne reflétera pas ton activité réelle. Adapte-la vraiment.

3. Les cookies — là où la plupart des sites pèchent

Depuis les lignes directrices CNIL de 2020 (et leur application stricte depuis 2022), les règles sont claires :

Ce qui est interdit en 2026

Les outils de gestion de consentement (CMP)

Pour un site pro, utilise une CMP (Consent Management Platform) :

Chez Peechy on intègre une bannière custom alignée sur le design du site, conforme et performante (pas de bloat).

4. Le consentement sur les formulaires

Chaque formulaire qui collecte des données personnelles doit :

Exemple correct sous un formulaire de contact :

Les informations recueillies sont enregistrées dans un fichier client. Elles sont conservées pendant 3 ans et destinées à [Nom de l’entreprise]. Conformément à la loi “informatique et libertés”, vous pouvez exercer vos droits en nous contactant à privacy@exemple.fr. [Voir notre politique de confidentialité].

5. Les analytics — Google Analytics est-il toujours problématique ?

Question récurrente depuis 2020. État en 2026 :

Pour un site vitrine, on recommande Plausible ou Matomo : moins de friction RGPD, données suffisantes pour piloter le site, conformes par construction.

6. La sécurité — la conformité invisible

Le RGPD impose des “mesures techniques et organisationnelles appropriées”. Sur un site web ça veut dire :

Un site WordPress non mis à jour est un risque RGPD direct : une faille = une fuite = une notification obligatoire.

Cas particuliers

Combien coûte la mise en conformité ?

FormatFourchetteInclus
Audit RGPD ponctuel800 à 2 500 €Diagnostic + plan d’action
Mise en conformité d’un site existant1 500 à 4 000 €Bannière, mentions, politique, CMP
Conformité incluse dans une création de site+ 500 à 1 200 €Mentions, politique, bandeau, GA conforme
DPO externalisé100 à 500 €/moisPour les sociétés qui en ont besoin

L’approche Peechy

On considère la conformité RGPD comme du soin par défaut sur tous nos sites. Pas comme un module qu’on rajoute en fin de projet — comme une exigence intégrée à la conception. Le client n’a pas à se demander si son site est conforme, il l’est.

Pour aller plus loin

Si ta refonte arrive, c’est le bon moment pour repartir sur des bases conformes : lire refonte de site web : quand et comment. Pour comprendre les coûts globaux d’un site conforme et performant, lis combien coûte un site web en 2026.

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